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Cystite : quand uriner est douloureux…

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7 hygiene feminine

La cystite ou infection de la vessie est une infection des voies urinaires fréquente : un tiers des femmes aura au moins une fois dans sa vie des plaintes dues à une cystite. Quelles en sont les causes ? Comment la soigner et la prévenir ?

Qu’est-ce qu’une cystite ?

La cystite – aussi appelée infection vésicale – est une infection de la vessie. Dans la grande majorité des cas, elle est d’origine bactérienne. En temps normal, de nombreuses bactéries sont présentes à différents endroits de notre corps (surface de la peau, vagin…) sans entraîner de complications.

Mais il arrive que ces germes se multiplient de manière trop importante et provoquent une infection : lorsque la vessie est touchée, on parle de cystite. La bactérie E.Coli (également responsable de la gastroentérite) est à l’origine d’environ 90 % des cystites. Dans de plus rares cas, la cystite est causée par un champignon appelé Candida albicans.

Quels sont les symptômes de la cystite ?

C’est l’inflammation causée par la présence des bactéries qui provoque l’apparition soudaine des symptômes caractéristiques de la cystite :

  • une envie urgente et fréquente d’uriner ;
  • une douleur ou une sensation de brûlure lors de la 
  • un aspect trouble des urines.

Si l’infection remonte vers le rein, elle peut provoquer une pyélonéphrite ou infection du bassinet rénal. On parle alors de « cystite compliquée ».

Celle-ci peut apparaître sans que les symptômes de la cystite ne se soient préalablement manifestés.

Les symptômes de pyélonéphrite sont :

  • fièvre et frissons,
  • douleur dans le côté ou au dos,
  • parfois des vomissements.


Comment la cystite est-elle diagnostiquée ?

Une analyse des urines permet d’établir le diagnostic de cystite en présence d’une grande quantité de globules blancs. L’analyse bactériologique (une mise en culture) identifie le ou les germes pathogènes en cause. Mais lorsqu’il y a plus de trois germes, on parle d’une contamination extérieure et l’analyse d’urine doit être recommencée.

Bon à savoir : un certain nombre de femmes peuvent avoir des bactéries dans leurs urines, mais sans signes d’inflammation et donc également sans symptômes (bactériurie asymptomatique).


Comment la cystite se contracte-t-elle ?

La cystite se contracte principalement à la suite de mauvaises habitudes :

  • une mauvaise hygiène intime ;
  • s’essuyer d’arrière en avant (depuis l’anus vers les organes sexuels) après avoir été aux toilettes, ce qui permet aux bactéries intestinales de remonter depuis l’urètre vers la vessie et de la coloniser ;
  • ne pas boire suffisamment. Si vous buvez moins, vous urinez moins : les bactéries présentes dans la zone uro-génitale peuvent plus facilement remonter via les canaux urinaires, sans être éliminées hors du corps par un flot d’urine. Il en va de même pour les bactéries déjà présentes dans la vessie, qui ne seront pas éliminées et se multiplieront ;
  • se retenir d’uriner (ou ne pas vider correctement sa vessie) entraîne le même mécanisme qu’une hydratation insuffisante et peut donc aussi provoquer une cystite ;
  • ne pas uriner après avoir eu un rapport sexuel. Durant un rapport sexuel, l’orifice de l’urètre est plus susceptible de rencontrer des bactéries. Si vous n’urinez pas après, ces bactéries risquent de remonter jusqu’à la vessie.

Les autres facteurs de risque de la cystite

D’autres facteurs rendent certaines personnes plus sujettes à la cystite :

  • la ménopause (à cause de la diminution de la production d’œstrogènes),
  • la sécheresse vaginale,
  • la grossesse (qui entraîne un affaiblissement du système immunitaire),
  • certaines maladies chroniques (diabète, insuffisance hépatique, sida),
  • certains médicaments tels que les corticoïdes, la radiothérapie, la 
    chimiothérapie ou les immunosuppresseurs,
  • les anomalies du système urinaire empêchant la bonne évacuation des urines,
  • l’utilisation d’un diaphragme ou de spermicides,
  • la présence d’une sonde urinaire,
  • la constipation, qui entraîne une prolifération des bactéries au niveau du rectum. Lors de l’essuyage, il y a donc un plus grand risque de mettre l’urètre en contact avec des bactéries.

Cystite : quel traitement ?

En l’absence de complications ou de facteurs favorisants, la cystite est une affection bénigne : dans 30 à 40 % des cas, les symptômes disparaissent spontanément. Si ceux-ci ne disparaissent pas après 2 jours, consultez un médecin. Dans la plupart des cas, il vous prescrira d’abord un médicament à base de busserole (une plante reconnue pour son pouvoir antibactérien, notamment contre les bactéries responsables des infections urinaires) à prendre durant 5 jours. Sans amélioration des symptômes, il pourra se tourner vers un traitement antibiotique de quelques jours.


Le traitement de la cystite récidivante

En cas de cystite récidivante (c’est-à-dire réapparaissant moins de trois mois après un premier épisode de cystite, moins de six mois après deux épisodes ou moins d'un an après trois épisodes), une analyse des urines permettra d’identifier le germe responsable et de prescrire un antibiotique bien spécifique. Si la cystite est causée par un champignon, le médecin prescrira un traitement antifongique.

La prise en charge de la cystite récidivante nécessite aussi une identification et une prise en charge des facteurs déclenchants ou favorisants (mauvaises habitudes lors de la miction ou lors de l’essuyage, constipation, hydratation insuffisante…).


Comment prévenir la cystite ?

Différents gestes préventifs permettent de tenir la cystite à distance :

  • se laver matin et soir la zone urogénitale avec un savon adapté,
  • boire minimum 1,5 litre d’eau par jour,
  • uriner fréquemment et en vidant bien sa vessie,
  • uriner après chaque rapport sexuel,
  • s’essuyer d’avant en arrière après être allée aux toilettes.

Il est également scientifiquement prouvé qu’une consommation quotidienne de jus de cranberry (canneberge) d’Amérique du Nord diminue de moitié le risque de cystite. La dose journalière recommandée est de 36 mg de proanthocyanidine (le principe actif de la canneberge). Vérifiez que votre jus ou les gélules que vous consommez contiennent ce dosage.


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